Vendredi 1 mai 2009
Lundi 27 Avril 2009
Union européenne : Une nouvelle stratégie européenne pour la jeunesse (Europolitique)
[Fenêtre sur l'Europe]
La Commission européenne a présenté le 27 avril, dans une communication, une nouvelle stratégie d’action en faveur de la jeunesse pour la prochaine décennie.

Les jeunes (15-29) représentent environ 20% (15% en 2050) de la population de l'UE. Selon la Commission, il s'agit d'un des groupes les plus vulnérables de la société, en particulier dans l'actuelle crise économique et financière.

La nouvelle stratégie est multisectorielle et contient des actions à la fois à court et à long terme qui impliquent les principaux domaines d'action de ces jeunes, tels que l’éducation, l’emploi, la créativité et l’esprit d’entreprise, l’insertion sociale, la santé et le sport, la participation civique et le volontariat. http://www.europolitique.info
Par Jeunesse Libre & Démocrate
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Vendredi 1 mai 2009

"La jeunesse française est démunie" (Cahuc)

POUR le professeur d'économie Pierre Cahuc, qui enseigne à l'école Polytechnique, la jeunesse française est particulièrement démunie face à la crise en raison de la structure du marché du travail, mais aussi à cause de l'absence de minima sociaux avant 25 ans.

Pierre Cahuc vient de publier avec André Zylberberg chez Flammarion "Les réformes ratées du Président Sarkozy". Il livre à Challenges.fr son analyse sur cette situation inquiétante qui explique sans doute une partie du malaise social actuel.

 

 

Propos recueillis par Pierre-Henri de Menthon, directeur délégué de la rédaction de Challenges, mercredi 28 avril 2009.

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Lundi 9 mars 2009

Les 16-25 ans, génération qui a perdu foi en l'avenir

LE MONDE | 09.03.09
Chômage, pauvreté, perte de confiance en l'avenir : la situation des 16-25 ans interpelle. Le haut-commissaire à la jeunesse, Martin Hirsch, lance lundi 9 mars la concertation qui doit aboutir à une nouvelle politique de la jeunesse, favorisant l'autonomie : insertion professionnelle, logement, santé, participation à la vie sociale seront les thèmes abordés.

"Il est urgent d'agir", prévient l'un des participants, le sociologue de la jeunesse Olivier Galland, dont les travaux nourrissent largement le diagnostic gouvernemental. Directeur de recherches au CNRS et président du comité scientifique de l'Observatoire de la vie étudiante, ce dernier met en évidence, dans un livre à paraître en avril, Les jeunes Français ont-ils raison d'avoir peur ? (Armand Colin), la cause majeure du malaise : le modèle d'"élitisme républicain" sur lequel se fonde le système éducatif est "en crise" profonde.

"Toutes les enquêtes montrent que la jeunesse française va mal, dit-il. Les jeunes Français sont les plus pessimistes de tous les Européens. Ils n'ont confiance ni dans les autres, ni dans la société. Ils apparaissent repliés sur leur classe d'âge et fatalistes. Pour une société, surtout en période de crise, c'est un handicap énorme."

Certes, reconnaît le sociologue, l'école n'est pas seule en cause. Le marché de l'emploi fait peu de place aux jeunes, et leurs problèmes sont par ailleurs mal pris en compte dans les politiques publiques.

Mais surtout, regrette M. Galland, les causes du malaise liées à la manière dont la nation forme ses jeunes sont trop négligées. Le modèle méritocratique de l'école de la République était efficace quand nombre d'élèves n'avaient pas accès à l'enseignement secondaire. "Il ne fonctionne plus dans une école de masse qui doit gérer des talents et des aspirations scolaires de plus en plus diverses, constate-t-il. Ainsi, "l'obsession du classement scolaire, qui est à la base de l'élitisme républicain, la vision dichotomique de la réussite qui sépare les vainqueurs et les vaincus de la sélection scolaire, mais également la faillite de l'orientation, aboutissent à un système qui élimine plutôt que de promouvoir le plus grand nombre", explique le chercheur.

Les vaincus, parfois écartés sans ménagement, sont découragés et atteints dans leur estime de soi. Une étude du ministère de l'éducation nationale, reprise dans l'ouvrage, montre que le découragement s'amplifie au fur et à mesure que les élèves avancent dans leur scolarité. Fondée sur le suivi d'une cohorte de 8 000 jeunes pendant leurs années de collège, elle révèle une chute de la motivation scolaire, une montée du stress et un accroissement des attitudes de fatalisme. "Beaucoup, rappelle M. Galland, adoptent des attitudes de repli ou d'abandon ("je cesse d'écouter", "je ne fais pas l'exercice")". Les formes radicales d'abandon sont préoccupantes : les "décrocheurs", sortant du secondaire sans diplôme, sont estimés à 120 000 tous les ans.

C'est un des points que Martin Hirsch entend traiter. Des propositions sont attendues pour prendre en charge les jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire, aujourd'hui trop peu suivis et souvent "perdus" par les institutions.

Olivier Galland souligne le manque de courage de responsables politiques "qui ont peur de la jeunesse". En témoignent les multiples reculades du pouvoir, de 1986, lors du mouvement contre la réforme Devaquet instaurant la sélection à l'entrée de l'université, à 2006, lors de la contestation du contrat première embauche. Cette peur provoque selon lui un "jeu pervers" : "Les responsables politiques font leurs réformes à la sauvette, sans tout dire de leurs intentions ni convaincre de la nécessité d'agir, ce qui provoque défiance et échec. La dernière réforme du lycée en est un bon exemple", assure le chercheur.

Les enseignants - et "le conservatisme des syndicats" - ont leur part de responsabilité, mais le sociologue se défend de les stigmatiser. Car "c'est un modèle que tout le monde partage dans la société". Les jeunes eux-mêmes défendent paradoxalement cette "égalité formelle", bien qu'ils en soient les premières victimes.

Le chercheur estime qu'il faut établir un nouveau pacte républicain entre l'école et la nation. Le haut-commissariat n'a pas la main sur les contenus et l'organisation de l'enseignement. "C'est un risque d'échec, reconnaît M. Galland. Si M. Hirsch conçoit sa mission comme l'instauration d'une politique transversale de la jeunesse, c'est intéressant, à condition qu'il ait les moyens de la mettre en oeuvre."

L'un des sujets les plus sensibles est la réorganisation annoncée du système d'information et d'orientation des élèves, réforme que plusieurs gouvernements ont tentée en vain. "C'est un enjeu absolument central, poursuit le chercheur. Dans un système éducatif aussi complexe que le nôtre, l'information est une ressource fondamentale. Les inégalités entre les jeunes sont ici énormes, et elles s'accroissent."

Benoît Floc'h
Par Jeunesse Libre & Démocrate
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Lundi 23 février 2009


J'ai jamais squatté la routine
Et le manque de vie qui se tasse sac à dos à l'arrache allez hop! j'me casse
J'vais pas laisser ma vie prisonnière de la leur quitte à galérer ici je m'en vais galérer ailleurs
Tchao tchao les éducs ! J'me barre ! Vous pouvez appeler les flics, fermer la porte j'passerais par la fenêtre c'est clair !
J'ai ma liberté qui m'attend juste devant
J'vais pas la faire patienter 1,2,3 tchao tout le monde
Allez pas le temps pour le blabla j'suis toujours la seule à partir
Putain aucun de mes potes n'a jamais été de la partie
Là où le système ensorcelle à coup de vibes sordides
Pour moi un enclos est fait pour essayer d'en sortir
Alors j'me barre!
Besoin d'aller respirer autre part
Ici on veut me dresser et me faire avancer au pas
Moi j'ai besoin de liberté de vibrer dans son aura
Les flics au cul j'les entend dire "la petite on l'aura" (ouais ouais)


Refrain x2 :

J'me barre!
Tchao tchao le foyer j'me barre !
Je m'en vais respirer autre part !


Toujours en train d'improviser à chacune de mes courses
Dans les bras de la liberté un tas de controleurs à mes trousses
Portée par le vent allez dire aux uniformes sur les nerfs
Qu'ils ne m'attraperont même pas en rêve !
Mes nuits dehors réveillé par un frisson
En éveil même quand je dors connecté à mon intuition
J'ai rien à craindre bercée par le chant de la lune
La chance dans les mains libres enfant de la rue
Loin du monde des adultes illogique et rigide
Fugitive de leur enclos narguant flics et vigiles
Fuck ! c'est peut être con mais c'est ainsi
J'insiste ! Vos lois sont immorales ma délinquance à des principes !
Alors laissez moi en paix vous pouvez toujours attendre
Si vous voulez me voir ramper plutôt une balle dans la tempe !
Ennivrée là où mon coeur me porte j'men irai
Moi j'suis faites pour vivre entre les mailles de vos filets !

(Refrain x2)

J'me barre!
Tchao tchao le foyer j'me barre !
Je m'en vais respirer autre part !

Libre ca m'suffit c'est impec !
Moi j'suis bien quand j'ai rien car pour être libre faut avoir rien à perdre
Ma liberté a rendu vert les hommes en bleu
Cage d'escalier comme logis j'change de maison quand
j'veux j'change de ville quand j'veux élue sans domicile
J'vagabonde les yeux ouverts l'enfant des rues est en visite
Me méfiant de l'adulte comme de la peste
Car l'adulte est une balance un collabo ou un traître
Crois en mon expérience !
Sous pression car ma juge est en colère
Laissez moi vivre t'façon j'ai plus l'droit d'aller au collège
Alors merde ! Aujourd'hui j'ai 14 piges j'fugue depuis un bout de temps
J'ai pris de la bouteille et j'ai besoin de personne !
La vie m'éduque et la vadrouille m'ouvre l'esprit
Les rencontres m'apprennent bien plus que leurs profs
Bref c'est l'école de la vie à l'air libre là où le ciel est l'toit Entre Ciments et Belle Etoile


Keny Arkana
Par Jeunesse Libre & Démocrate
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Lundi 16 février 2009

L'autonomie des jeunes bientôt discutée

Martin Hirsch
Martin Hirsch
Martin Hirsch a annoncé qu'une concertation globale sur le thème de l'autonomie des jeunes devrait s'ouvrir entre le gouvernement et les partenaires sociaux, après la réunion sociale de mercredi à l'Elysée. "Il ne faut pas que la réunion du 18 février soit" pour les jeunes "le solde de tout compte", explique le Haut commissaire aux Solidarités actives dans une interview à Libération du lundi 16 février.
"Les organisations syndicales et patronales ont confirmé qu'elles sont d'accord", a ajouté Martin Hirsch, qui a participé aux consultations des syndicats avec ses collègues du gouvernement la semaine dernière.

Système de "prérecrutement des jeunes"

Le Haut commissaire a souhaité la mise en place d'un système de "prérecrutement des jeunes" dans les entreprises, "dans lequel elles s'engageraient à former une personne la première année du contrat de travail contre un engagement du jeune à rester au moins trois ans dans la branche".
"Il faut savoir mettre la charrue avant les boeufs, faire en sorte que, parmi les jeunes dont le taux de chômage est le plus élevé, il puisse y avoir un système sur mesure, avec formation et revenu assurés, et probabilité d'embauche, dans le cadre du plan de relance", a-t-il ajouté.
Martin Hirsch a par ailleurs indiqué que le gouvernement avait mis sur la table une proposition pour indemniser les jeunes chômeurs ayant travaillé au moins deux mois, au lieu de quatre actuellement prévus dans la nouvelle convention assurance-chômage. "Rien n'est cristallisé pour l'instant. Moi cela me parait légitime, à condition que cela n'obère pas les autres sujets: par exemple, les jeunes qui n'ont jamais travaillé, ou ceux qui, en formation professionnelle, sont payés au lance-pierres", a-t-il également indiqué.
source challenges.fr
Par Jeunesse Libre & Démocrate
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